04 nov. 2009
Marathon de New York : «Des gros culs qui courent pour un tee-shirt»
C'est le titre d'un article de Libé (31/10/09) qu'apprécieront tous les amateurs de marathons et marathoniens amateurs. C'est sévère, méchant, méprisant. Les intellectuels de gauche (si tant est que les lecteurs de Libé soient des intellos ?) sont réputés pour considérer le sport comme une activité populaire et dégradante, la preuve...
Lorsque démocratisation rime avec baisse des performances : "Le marathon s’est si bien démocratisé ces dernières années que les performances moyennes sont… de plus en plus mauvaises". Les femmes en prennent aussi pour leur grade : elles ne courent pas, elles trottinent : "Les femmes s’accordent également trois quarts d’heure supplémentaires
par rapport aux années 80 et trottinent désormais en 4 h 43 mn".
Décidément, j'aime pas Libé.
02 nov. 2009
Tout le monde en parle...
... Enfin, ceux qui sont français et qui s'intéressent à la course à pied et au marathon. On parle de quoi ? de qui ? Mais de Christelle Daunay, la française qui vient de courir le marathon de New York en 2h29mn16s et en plus qui arrive 3ème ce qui est plutôt bien. Encore mieux, 24 petites secondes seulement la séparent de la première. Belle performance !
25 oct. 2009
Marathon d'Amsterdam
Ca m'a pris début août, je crois. Le souvenir de mon premier marathon de Paris s'estompait au point de ne plus être bien sûre de l'avoir couru. Rien de mieux pour m'en assurer que de m'inscrire à un deuxième marathon. J'ai commencé l'entraînement et d'emblée, le doute s'est installé :il me poursuivra jusque sur la ligne d'arrivée ! Mais passons les détails.
Nous sommes vendredi 16 octobre et je suis à Amsterdam. Hôtel parfait, en centre ville caché dans une rue tranquille donnant sur le Vondel Park. La météo est typiquement hollandaise : grand vent et alternance de soleil et d'averses... ça promet pour dimanche. Retrait du dossard et du magnifique T-shirt Mizuno.
Samedi, le vent a faibli, ballade tranquille et Pasta Party. Le stress est là, c'est bête.
Dimanche, grand beau temps, le ciel est bleu, pas de vent et la température est idéale. Une partie de la ville est fermée à la circulation à cause du marathon mais aussi du semi et d'une course de 7,5 km qui se déroulent en même temps. Plus de tramway sauf heureusement le n°16 qui passe devant l'hôtel et me dépose à 10 mn à pied du stade olympique (Olympisch stadion) où ont lieu départ et arrivée de toutes les courses. Côté organisation, rien à dire, tout est parfait.
10h30 : le départ est donné, l'élite s'élance sur la piste et 9 mn plus tard, je passe moi aussi la ligne de départ.
Le parcours est agréable, notamment sur les bords de l'Amstel, le soleil est inespéré et le public nombreux.
Le mur, je l'ai heurté dès le 25è km. J'ai ensuite grapillé les km, un par un, par fierté, par amour-propre, par ce je ne sais quoi qui fait accomplir ce vain pari sur soi-même. J'ai mal dans les jambes, j'ai mal dans ma tête mais il faut tenir, courir, marcher, boire, courir, manger, ne pas s'arrêter. Allez, je cours jusqu'au pont, jusqu'au prochain km, jusqu'à la dame avec le manteau rouge,.... 35è km : je n'en peux plus, l'abandon me traverse l'esprit. Mais nous sommes de retour dans le centre ville et il y a de plus en plus de monde pour nous encourager. Plus que 7 km, 5 km, et voilà de nouveau le Vondel Park, je passe au pied de mon hôtel, et je vois le panneau du 40è km ! Reste 2,195 km, longs, très longs malgré la foule de plus en plus dense qui applaudit. Je marche encore devant eux et j'ai honte mais je ne peux pas faire autrement. Et puis j'entre enfin dans le stade, j'entends les encouragements du public que je ne vois pas : mes yeux sont rivés sur la grande arche bleue qui marque la ligne d'arrivée, un dernier bip et le temps s'arrête : 5h06. On me donne une belle médaille, j'enfile mon coupe-vent. Je m'étire un peu, récupère mon vestiaire, me change rapidement et reprends le chemin de l'hôtel. Le ciel s'obscurcit de gros nuages noirs et quelques gouttes de pluie commencent à tomber. Pourtant, il fait grand jour dans ma tête.
15 août 2009
Quinzoutte
J'ai fait ma sortie jogging dominicale un samedi, c'est donc une sortie "samedicale" ? Peu importe. Le temps est superbe en ce moment sur Paris. Bien sûr, je ne suis pas allée courir trop tard (genre en plein cagnard vers 13h comme certains...!) profitant ainsi d'une relative fraîcheur matinale, notamment sous les allées ombragées du Jardin des Plantes
ou la Place Dauphine
Arrêt au chevet de Notre-Dame où se trouve la seule fontaine du parcours
Sympa le brumisateur de Paris Plage
Bref, les vacances commencent bien ! (;-)
09 août 2009
Lire, écrire, courir
Ce matin, reprise de l'entraînement : 1h13 pour parcourir 11 km sur les quais de Seine et Paris Plage. Pour me motiver pour les prochaines courses, une saine lecture où l'auteur, Haruki
Murakami, un des plus grand écrivain japonais paraît-il, conjugue
"écrire" et "courir" avec talent. Un regard sur la course à pied qui croise le
mien.
- "On m' a souvent demandé à quoi je pensais lorsque je courais... et
bien, je n'en sais rien".
- "Simplement je cours. Je cours dans le vide. Ou
peut-être devrais-je le dire autrement : je cours pour obtenir le vide. Oui,
voilà, c'est cela, peut-être".
- "Les pensées qui me viennent en courant sont
comme des nuages dans le ciel. Les nuages ont différentes formes, différentes tailles. Ils vont et viennent, alors que le ciel reste le même ciel de
toujours".
08 août 2009
Paris Versailles en courant
Régime course à pied allégé en cette période estivale en raison :
- de la chaleur (gaffe au malaise vagal... y'en a des pas très malins qui, à 54 ans, vont courir à 13h en pleine chaleur, si, si, j'vous jure !!)
- une angine (j'ai été bêtement crevée pendant une semaine)
- être au boulot dès 9h (trop tôt pour avoir le temps de prendre la douche)
- dormir jusqu'à 8h (trop tard, sérieux, faut que je sois au taf avant 10h malgré tout)
J'ai quand même compensé avec de la piscine (finalement au mois d'août, il n'y a pas trop foule le week-end et qu'est-ce que ça fait du bien !) et un peu de tennis.
Mais finie la rigolade. Le prochain défi est dans 50 jours, très bientôt donc. Je suis inscrite pour le Paris-Versailles, 16 km, seulement penserez-vous. Oui, mais avec la fameuse côte des Gardes entre le 6ème et le 8ème km avec un dénivelé de 130m, soit un pourcentage moyen de 6,2% avec une pointe à 9%, ça craint !
Espérons une arrivée royale sur la terre de mes ancêtres. Ben oui, le château caveau de famille se trouve à Versailles avec Prosper, mon arrière-arrière grand-père, ses soeurs Virginie et Fanny, et leur petit frère Nelson, mort prématurément. Enfin, je digresse, je digresse, tout ça est une autre histoire...
21 juin 2009
Prochaine course ?
J'ai bien fait d'aller courir ce matin pour profiter du soleil ... qui joue maintenant à cache-cache dans le ciel de Paris :-(. C'était reprise après la course de Vincennes. Ma foi, les jambes sont là même si le souffle est parfois court. Le dos, n'en parlons pas : un paquet de nerfs et de contractures ce matin ! Je n'ai pas encore décidé quelle sera la prochaine course. Enfin si, il y aura les 10 km d'Odysséa. Je suis inscrite. Yapluka pas me blesser comme l'année dernière. Les 20 km de Paris ? Mais serai-je à Paris à cette date-là, pas sûr ? Peut-être, je serai là (on peut rêver !)? En plus, les commentaires sur l'édition 2008 n'étaient pas très élogieux (trop de monde, pas assez de ravitaillements, bref, "l'organisation à la française" déjà dénoncée ! A ce propos, on a reçu un message d'excuses des organisateurs). Enfin, tout ça, c'est en octobre, peut-être une petite course pendant l'été ? A voir. "So many races, so little time" comme disait l'autre.
Les roses du jardin des plantes ont apprécié les pluies de ces derniers jours...
14 juin 2009
Pas de médaille...
... mais une affreuse statuette représentant deux hommes torse nu ! Une nouvelle fois, je pose la question : où sont les femmes ?! Même pas sûr que ça se revende sur E-bay... (:-)
Enfin, c'est pas grave. Le plus important est d'être arrivée au bout des 10 km en 01hr01mn. Mon temps habituel malgré un soleil de plomb dès le début de la course. Heureusement, le parcours à travers le bois de Vincennes est souvent ombragé mais j'étais contente de franchir la ligne d'arrivée, majestueuse et royale, dans la cour du château entre le donjon du XIVè siècle et une Sainte-Chapelle des XVè-XVIè siècle.
Zéro pointé pour l'organisation : plus de gobelet au ravitaillement à mi-course et pas de bouteille d'eau à l'arrivée. Cohue autour d'une table trop petite où les bénévoles débordés distribuaient des gobelets à moitié remplis d'eau à des coureurs déshydratés. Les toilettes, j'en parle pas... enfin si quand même, juste pour dire 5 toilettes pour 4000 inscrits, faites le compte, yavait du monde dans les sous-bois... Ah, l'organisation "à la française" !
PS : les chaussures ? impeccables !
13 juin 2009
Rendez-vous au château
Depuis les ongles bleus du marathon de Paris, je suis passé au 42. Très confortable à l'entraînement mais doit faire ses preuves demain pour la Course du Château de Vincennes, 10 km dans le bois avec arrivée royale dans la cour du château. Pas de perf' espérée (en ai-je jamais fait d'ailleurs ! (;-), en raison d'un sentiment de grosse fatigue en ce moment. Ce matin, j'ai versé du jus d'orange dans mon thé au lait, pas très réveillée...
27 mai 2009
Courir nu-pieds
Il s'appelle Julian Romero, il a 25 ans, il n'a pas gagné le marathon de Los Angeles (qui a eu lieu lundi dernier) mais il a couru pieds nus ce qui n'est déjà pas si mal !
L'autre performance, c'est celle du vainqueur, il est kényan, il s'appelle Wesley Korir, il a battu le record de l'épreuve en 2:08:24. Korir : un nom prédestiné pour courir, je présume...





















